La Normandie exaltée : inépuisable source d’une culture régionale vivante

La Normandie exaltée : inépuisable source d’une culture régionale vivante

COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT NORMAND

Il est des moments où la volonté des femmes et des hommes, le talent des artistes, le travail obstiné des spécialistes permettent à un terroir d’exsuder dans une alliance féconde le génie d’une époque, d’une société, d’une région. Ces moments sont rares, ils n’en sont que plus précieux. Ils redonnent confiance dans le destin d’un peuple. La culture, l’art sont les meilleurs antidotes à la morosité ambiante et la Normandie, ces temps-ci, peut se réjouir de connaître une de ces périodes privilégiées.

Pratiquement, dans la même semaine, nous avons relevé trois événements culturels de première importance : la conférence de presse de l’Association Normandie Impressionniste, à Caen, le 24 avril, l’inauguration, le 29 avril, du nouveau Musée des Impressionnismes à Giverny, l’annonce de la magistrale exposition « Voyages pittoresques , 1820 – 2009 », qui, du 16 mai au 16 août de cette année, sera présentée simultanément au Musée des Beaux Arts de Rouen, au Musée Malraux du Havre et au Musée des Beaux Arts de Caen.

La Normandie est le dénominateur commun de ces trois manifestations exceptionnelles, qui témoignent à la fois de la notion d’enracinement et de la volonté d’ouverture de la communauté normande, retrouvant ainsi sa vocation d’innovation artistique et de pôle d’attractivité culturelle.

I – Voyages pittoresques 1820 -2009

C’est peut-être la première fois que les trois principaux musées des villes de Caen, Le Havre et Rouen se concertent et produisent une manifestation d’ampleur nationale, dont les retombées en matière de notoriété seront considérables et constitueront l’événement culturel – phare de l’année 2009.

Douze expositions en France ont reçu le label d’intérêt national : « Voyages pittoresques 1820 – 2009 » est l’une d’elles.
Elle sera consacrée à l’illustration du territoire normand, dans ses cinq départements. Articulée autour de séries d’images (lithographies, héliogravures, photographies), elle mettra en évidence les motifs qui ont nourri la perception visuelle et culturelle de la Normandie.
Deux siècles de représentation, au cours desquels les techniques artistiques évoluent, le regard des amateurs se transforme et où la notion de pittoresque change radicalement.
A Rouen, le thème portera sur la Normandie romantique. Le Musée Malraux du Havre traitera de la Normandie monumentale et Caen nous offrira une mise en perspective de la Normandie contemporaine.
Toutes les collectivités locales (Régions, départements, villes) se sont mobilisées, aux cotés de l’Etat (les deux DRAC) et quelques « sponsors » (C.I.C., Télérama, La Tribune, France Bleu). Il s’agit d’un effort collectif sans précédent, pour la Normandie, de toute la Normandie.

(Références : Heymann, Renoult Associées , 29, rue J.-J. Rousseau – 75001 Paris – Tel : 01 44 61 76 76 – Fax : 01 44 61 74 40 – Documents téléchargeables sur le site www.Heyman-renoult.com)

II- Le musée des impressionnistes de Giverny

Ce nouvel établissement public de coopération culturelle prend la suite du Musée des Impressionnistes Américains de la Fondation Terra, qui s’en est allée après de belles années durant lesquelles nous avons pu admirer les oeuvres magnifiques de peintres américains, dont beaucoup étaient venus pour trouver l’inspiration auprès du maître de Giverny. Le Conseil Général de l’Eure – aidé par la Région et l’Etat – a voulu donner une suite à l’entreprise américaine et a décidé de créer ce Musée des Impressionnismes, qui devrait ravir les 500 000 visiteurs annuels de la maison de Monet. L’établissement se donne la mission de faire comprendre l’histoire de l’Impressionnisme, « une aventure picturale qui a marqué de façon indélébile le territoire » (Paris-Normandie, 29 avril 2009). Une première exposition : « Le jardin de Monet à Giverny : l’invention d’un paysage » sera visible jusqu’au 15 août et présentera une trentaine d’oeuvres du peintre et de nombreux documents photographiques.

(Références : Musée des Impressionnismes, 99 rue Claude Monet – 27620 Giverny – Tel : 02 32 51 94 65 – www.mdig.fr)

III – Normandie impressionniste

La seconde assemblée générale de l’Association Normandie Impressionniste s’est tenue le 24 avril, à Caen, autour de Pierre Bergé, président, Laurent Fabius, vice-président, et Jacques-Sylvain Klein, commissaire général du futur festival. Vingt collectivités normandes étaient présentes ou représentées. Les citer toutes serait fastidieux (encore qu’elles méritent d’être pleinement connues) : notons l’absence regrettable du Havre (Ce n’est pas parce que Fabius est à l’origine de l’idée qu’il faut que Rufenacht boude… Le Mouvement Normand demande solennellement à M. le Maire du Havre de vaincre ses réticences).

Normandie Impressionniste, c’est une mobilisation, appelée à se reproduire tous les deux ou trois ans, à l’échelon de toute la Normandie, autour du thème de l’Impressionnisme, école picturale emblématique de toute la région. Evénement de portée internationale, il serait en quelque sorte une vitrine de la culture normande (Parmi les projets retenus, il y a, par exemple, le désir de montrer à Villequier les oeuvres… des opposants à l’Impressionnisme… Ailleurs, ce seront les autres écoles picturales qui ont émergé en Normandie, dans le prolongement de l’Impressionnisme).

Jacques-Sylvain Klein, auteur de l’excellent ouvrage « La Normandie, berceau de l’Impressionnisme », qui co-dirigera le Conseil Scientifique avec Jérôme Clément, président d’Arte, a resitué toute l’entreprise dans son cadre, la Normandie. Pratiquement toute la Normandie sera associée dans ce Festival (première manifestation de juin à septembre 2010). J.-S. Klein a beaucoup insisté sur le caractère participatif de cette « Armada de l’Impressionnisme ». A notre avis, cette expression n’est pas heureuse, mais montre l’ambition de ses initiateurs d’intercaler le Festival impressionniste entre les maintenant rituels rassemblements de grands voiliers à Rouen, avec le même concours de spectateurs. Le fait qu’on associe toutes les villes normandes, sur plusieurs mois, permettra sans doute d’atteindre cet objectif quantitatif et, disons le mot, marchand. La culture ne survit pas dans une intimité élitiste : elle doit être populaire et, ainsi, contribuer à l’enrichissement spirituel de la population, tout en augmentant l’attractivité d’un territoire.

(Références : Association Normandie Impressionniste – 14 bis avenue Pasteur – BP 589 – 76006 Rouen – normandieimpressioniste2010@gmail.com – Annick Bouillot, coordinatrice : tel 02 35 03 53 14
Ou encore : contact presse : Anne Samson Communications, Christelle de Bernède : 01 40 36 84 35 et Cecile Martinez : 01 40 36 84 33 – contact@annesamson.com)

Il est trop tôt pour mesurer l’impact des trois événements que nous annonçons ici : nous pensons au Mouvement Normand qu’il sera considérable et nous nous en ferons le plus large écho. Nous félicitons toutes les Autorités qui participent à la réalisation de ces manifestations magistrales et nous faisons remarquer qu’enfin on donne du sens à des entreprises culturelles s’inscrivant dans les fastes d’un territoire, la Normandie. En cultivant cet enracinement, nous sommes loin des activités « cultureuses », qui se veulent détachées des contingences de ce bas monde. Réconcilier culture et territoire est la seule problématique d’avenir d’une authentique politique culturelle régionale. La culture peut alors contribuer à développer l’attractivité d’une région. A ce titre, elle participe à l’activité économique d’une région dynamique, même si sa finalité n’est pas mercantile. La Normandie possède d’extraordinaires atouts en matière culturelle (et, conséquemment, touristique) : il convient d’abattre de telles cartes maîtresses. C’est un gage, non seulement de succès et de profit – mot qu’il ne faut pas craindre d’employer en l’occurrence -, mais encore de pérennité de la culture qui doit toujours innover, créer, explorer de nouvelles formes, toucher de nouvelles sensibilités, tout en se ressourçant constamment dans une histoire et un patrimoine qui en expliquent la genèse.

Pour le Directorat Pourpre (Culture – Identité) du Mouvement Normand
Emma Davesne et Guillaume Lenoir



Laissez un commentaire