Stendhal, Mémoires d’un touriste

Je ne saurais assez louer la suite de collines charmantes couvertes d’arbres élancés et bien verts par lesquelles la Normandie s’annonce. La route serpente entre ces collines. On voit de temps à autre la mer et le Mont Saint-Michel. Je ne connais rien de comparable en France. Aux yeux des personnes de quarante ans, fatiguées des émotions trop fortes, ce pays-ci doit être plus beau que l’Italie et que la Suisse.

Littérature enracinée : le Mont Saint-Michel vu par Maupassant

Je l’avais vu d’abord de Cancale, ce château de fées planté dans la mer. Je l’avais vu confusément, ombre grise dressée sur le ciel brumeux. Je le revis d’Avranches, au soleil couchant. L’immensité des sables était rouge, l’horizon était rouge, toute la baie démesurée était rouge..

Littérature enracinée

Au début, ce ne furent qu’incursions rapides, parfois facilement repoussées par les garnisons franques du bord de la Seine et du littoral. Puis les attaques se succèdent : dès que revient le printemps les monastères sont pillés et brûlés, les reliquaires d’or et de pierres disparaissent… partout s’élève la plainte des moines et des clercs qui nous lègueront leurs récits de ce début de l’aventure des Vikings en Normandie. C’est à cette époque que se situe la légende des oies de Pirou liée au passage des migrateurs.

Honni soit qui mal y pense…

Voici un livre fort intéressant qui emmène le lecteur de façon originale au pays des mots et qui nous fait découvrir, si ce n’était déjà fait qu’érudition ne rime pas avec ennui. On y apprend que plus des deux tiers du vocabulaire anglais vient du français, ce qui n’est pas une mince affaire, mais aussi que dans ces deux tiers une grande partie fut en fait empruntée de façon précoce au normand… Ce qui nous ferait presque trouver les britanniques sympathiques, du coup !