« On est plus fidèle à une attitude qu’à des idées »

« Le Normand n’aime pas les doctrinaires. Les Normands ont des principes, naturellement, mais je ne crois pas qu’ils aiment les principes. Je pense qu’ils raisonnent en fonction de l’évènement, comme les Anglais, et qu’ils aiment s’adapter aux circonstances. Ainsi arrivent-ils à une qualité tout à fait remarquable qu’ils possèdent tous (et quand ils ne la possèdent pas, cette qualité-là, ce ne sont pas des Normands) : ils ont le sens de la relativité, le sens de la nuance. Ce sont des opportunistes pour cette raison : ils savent très bien que la vérité n’est jamais toute entière du même côté. »
André Siegfried, La Psychologie du Normand.

Pour en finir avec la médiocrité du monde politique normand…

La classe politique normande vient de nous donner un exemple presque caricatural à propos de l’éternelle question jamais résolue de la fusion des deux moitiés de régions normandes. Cette pauvre Normandie – coupée en deux par un obscur fonctionnaire parisien sans qu’un seul Normand n’ait donné son avis – n’a donc aucun élu, aucun chef politique digne de sa mission, capable de voir au-delà de son fief électoral, de prévoir l’avenir pour gouverner aujourd’hui ?