« Diex Aïe ! » imploraient nos aïeux, mais ils s’aidaient d’abord eux mêmes.
Et aujourd’hui ? La Normandie vit-elle ? A-t-elle un coeur, une mémoire ? Agit-elle, en personnalité forte et joyeuse de vivre ?
« Diex Aïe ! » imploraient nos aïeux, mais ils s’aidaient d’abord eux mêmes.
Et aujourd’hui ? La Normandie vit-elle ? A-t-elle un coeur, une mémoire ? Agit-elle, en personnalité forte et joyeuse de vivre ?
L’Union Normande de France fête ses trois-quarts de siècle d’existence. Son soixante-seizième anniversaire pour être plus exact, mais qu’est-ce qu’une année de plus parmi onze siècles d’Histoire Normande !?
Née en 1934 de l’initiative d’illustres érudits normands, l’UNF a succédé à l’ancien « Souvenir normand », créé à la fin du XIXe siècle, ce qui en fait probablement la plus ancienne société de promotion de la culture et de l’identité normande.
Compte-rendu de la conférence de Jean-François Bollens du 11 février 2010
Il y a deux semaines se tenait à Rouen la deuxième réunion du Cercle Pierre Corneille. A cette occasion Jean-François Bollens nous a fait l’amitié de prendre la parole pour exposer sa définition de la patrie normande. Cette conférence s’inscrivait dans le cadre de notre réflexion sur la notion de patrie charnelle, principalement axée sur les écrits de Jean Mabire réunis dans le recueil La Torche et le Glaive. L’étendue du sujet et sa forme interrogative laissait supposer une liberté totale à l’orateur et une tâche ardue. Le défi fut relevé avec brio, et même si notre connaissance en la matière est encore à parfaire, il est honnête de dire que l’allocution du Veilleur de Proue nous a indiqué les chemins à emprunter pour découvrir l’âme et les ressources de notre Normandie.
Il y a quelques années, un voyageur se mit en marche sur la route de Caen. Il était parti, un jour de printemps, pour visiter les lieux habités par Charlotte Corday. On traverse, avant d’arriver à Caen, un pays fertile et couvert d’arbres à fruits. La Normandie est un vaste pommier ; à l’ombre de ce pommier s’étend une prairie sans fin, où paissent à l’abandon de grands bœufs et de belles vaches nonchalantes qui ont de l’herbe jusqu’au-dessus des flancs.
Près de cent personnes sont venues assister, jeudi 12 février à la Halle aux toiles de Rouen, à une conférence organisée par le Cercle Louis de Frotté ayant pour thème : “La réunification de la Normandie, pourquoi faire ?” A cette occasion, Didier Patte, Président du Mouvement Normand, est intervenu avec éloquence devant un publique très attentif sur des points essentiels de l’existence de la Normandie et de son identité.
Derrière nous Rouen, la ville aux églises, aux clochers gothiques, travaillés comme des bibelots d’ivoire ; en face, Saint-Sever, le faubourg aux manufactures, qui dresse ses mille cheminées fumantes sur le grand ciel vis-à-vis des mille clochetons sacrés de la vieille cité…